Installer l’opposition face à la gauche ( source: www.u-m-p.org )

Installer l’opposition face à la gauche

Installer l'opposition face à la gauche

Nous devons assumer le choix des Français aux élections présidentielles et législatives. Plutôt que de regarder derrière nous, nous devons aujourd’hui prendre nos responsabilités et réfléchir à l’avenir que nous voulons pour notre famille politique. En tant que premier parti d’opposition de France, l’UMP a un rôle essentiel à jouer, celui d’incarner une opposition républicaine forte et constructive, mais surtout sans concession face aux propositions de François Hollande et de son gouvernement qui risquent de nuire à l’intérêt des Français.

Alors que la gauche a maintenant tous les pouvoirs, notre première priorité doit être de faire entendre la voix de ces millions de Français qui ont voté pour Nicolas Sarkozy et nos candidats aux législatives. Pour eux, qui se reconnaissent dans nos valeurs et notre projet de société, nous ne devons rien laisser passer à la gauche. Une gauche qui semble déterminée à favoriser des mesures coûteuses et irresponsables comme le retour de la retraite à 60 ans ou le coup de pouce au SMIC, le tout financé par un tour de vis fiscal sans précédent qui frappera avant tout les classes moyennes et nos PME.

C’est dans cet esprit combatif et constructif que je me suis rendu hier à Bruxelles au Sommet du Parti Populaire Européen qui rassemble tous les partis de la droite et du cente droit en Europe. Ce sommet, organisé à la veille du Conseil Européen, rassemblait l’ensemble des chefs de gouvernements et les chefs de l’opposition appartenant aux partis membres ou associés au PPE. J’ai pu à cette occasion rassurer mes amis européens, dont Angela Merkel, Jean-Claude Juncker ou Mariano Rajoy, de notre détermination la plus totale à peser de tout notre poids pour convaincre François Hollande des mesures à prendre pour préserver la stabilité de la France et de la zone euro.

Cette bonne conduite passe par trois points essentiels que nous défendrons avec la plus grande force.
Tout d’abord, la France doit fournir un effort majeur en terme de compétitivité. Ce thème de la compétitivité, totalement absent du projet socialiste, doit être la priorité absolue si l’on veut préserver notre économie et nos emplois.
Ensuite, nous bataillerons sans relâche pour convaincre François Hollande et son gouvernement qu’il faut adopter la règle d’or budgétaire et s’engager dans une baisse des dépenses publiques tout en poursuivant les réformes structurelles que nous avions engagées lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Le choix de la dette et de la hausse irraisonnée des impôts serait une impasse pour la France.
Enfin, et j’ai dit personnellement à Angela Merkel que nous n’accepterons pas que, pour ne pas perdre la face par rapport à ses promesses de campagne démagogiques, François Hollande continue à jouer la politique du pire en minant les relations franco-allemandes. Nicolas Sarkozy avait réussi à faire du couple franco-allemand un moteur de la zone euro, il est absolument indispensable de poursuivre dans cette voie.

Dès que l’intérêt de la France sera en jeu, vous pourrez compter sur l’UMP pour alerter les Français sur les risques que François Hollande veut faire courir à notre pays.